"L’innocente beauté des jardins et du jour
Allait faire à jamais le charme de ma vie."
Jean de la Fontaine

Charme, élégance, volupté, courbes et douceur sont autant de qualificatifs qui définissent l’impression que l’on a en pénétrant par l’allée principale dans le parc du château.
L’équilibre est parfait, il est partout où le regard se pose.

Une enfilade de hêtres pourpres, des étangs en cascade, des arbres majestueux parfois centenaires, des vallons bucoliques et champêtres, Ry est un véritable havre de paix où le charme règne en maître. Partout, le calme absolu dans la douceur du Condroz…
Quelques canards, cygnes et autres martins pêcheurs se rafraîchissent dans les étangs alors que les moutons roux d’Ardennes aux têtes caramel paissent au rythme du temps qui passe.





C’est à la fois la diversité et l’harmonie de son environnement naturel qui confèrent à Ry toute sa beauté.
A l’abri de la chapelle castrale, un petit potager, le potager d’Ernest.

C’est Ernest qui, depuis plus de vingt ans, entretient le parc.
Aujourd’hui, c’est aux côtés du jeune propriétaire, le Comte Frédéric d’ Aspremont Lynden, qu’ensemble, ils contribuent à valoriser ce joyau naturel.
Le petit potager privé agrémente en herbes et légumes d’autrefois les recettes gourmandes de Laurette, la cuisinière du château.
Le persil est originaire d’Europe méridionale mais ce n’est que tard dans l’histoire qu’il devient un condiment. Dans l’Antiquité, les Grecs en faisaient dons aux athlètes pour les récompenser tandis qu’à Rome, on l’utilisait pour masquer les odeurs d’alcool persistantes des orgies !
Au moyen Age, on découvre ses vertus médicinales, parfois associées au malin, raison pour laquelle on ne le plante alors que le vendredi saint.
C’est Charlemagne qui, le premier, en apprécie l’arôme…Depuis le persil a gagné ses lettres de noblesse pour devenir aujourd’hui la plante aromatique la plus consommée en France.
Le basilic est originaire d’Inde et serait arrivé en Europe via le Moyen Orient. Son nom, dérivé du grec ancien basilikon phuton (plante royale), révèle l’estime portée à cette herbe dès l’Antiquité. Ce serait la mère de Constantin, premier empereur romain, qui aurait trouvé la croix du christ sous un basilic, d’où le nom de la plante.
Très apprécié en Italie, il lui faut du temps pour gagner l’Europe et ce n’est qu’à partir de 1548 qu’il est cultivé en Angleterre.
Ce sont les chinois qui les premiers domestiquèrent l’ancêtre de nos ciboules et ciboulettes, l’Allium altaicum. Issues d’une plante sauvage endémique de Mongolie, elles étaient utilisées pour combattre les poisons et les hémorragies.
Recensées très tardivement par les botanistes, il est difficile de savoir précisément quand elles furent employées, même si c’est probablement au XVème siècle et grâce au mérite de Marco Polo qu’elles apparaissent dans nos contrées.

Originaire d’Asie centrale, l’ail est consommé depuis des millénaires. Mentionné pour la première fois par Hérodote en 450 avant Jésus Christ, il est consommé en quantité dans tout le bassin méditerranéen. Les Grecs par exemple, pour préparer leurs athlètes aux jeux olympiques, leur faisaient croquer une gousse d’ail avant l’effort
Mais c’est sous le règne d’Henri IV que l’ail connaît ses lettres de noblesse. Le grand père du futur roi frotte les lèvres du nouveau né avec une gousse d’ail pour le protéger du mal et lui conférer la force d’un chef.
Sans doute espèce sauvage, originaire du nord de l’Asie et de la Palestine, l’oignon est connu depuis plus de 5000 ans. Très apprécié des Egyptiens, des Grecs, des Romains et des Gaulois, il n’a jamais cessé d’être utilisé.
L’oignon se consomme frais, demi sec ou sec, cru ou cuit, comme légume, ingrédient de cuisson ou condiment.
La version moderne de la soupe à l’oignon, considérée depuis l’époque romaine comme met populaire, remonte au XVIIème siècle.
Selon la légende, c’est louis XV qui élabora tard dans la nuit, depuis sa loge de chasse, la première soupe à l’oignon à base des trois ingrédients qu’il possédait : des oignons, du beurre et du champagne!
